Commentaires à la suite de l'intervention télévisée du chef de l'Etat le 18 février 2009

La crise financière, économique et sociale touche de plein fouet les plus fragiles d’entre nous. Le président Sarkozy et le gouvernement n’ont pas pris la mesure de la souffrance vécue par ceux qui se lèvent tôt pour tenter de subvenir à leurs besoins élémentaires. Les propositions formulées par Nicolas Sarkozy le 18 février 2009 sont insuffisantes. Par exemple, la décision concernant l’impôt sur le revenu n’aura aucun impact sur les plus fragiles étant donné qu’ils ne sont pas assujettis à cet impôt … Pire, il a décidé de ne pas abroger le bouclier fiscal (15 milliards d’euros en moins dans les caisses de l’Etat en année pleine). Celui-ci permet entre autre de rendre moins cher pour les employeurs les heures supplémentaires que les embauches. Il maintient le cap sur les réformes en cours : démentélement du service public de santé, cynisme de la loi portant réforme de la formation des enseignants et du statuts des enseignants – chercheurs, … La décision responsable aurait été plutôt de suspendre ces réformes et de lancer de vastes consultations avec les personnels concernés, les usagers, les citoyens, les responsables politiques, …. Cela aurait permis un diagnostic partagé et ensuite des propositions acceptées par tous. Au contraire, le président préfére passer en force. Cette façon de faire fait craindre le pire pour les mois à venir.